Dans le Suroît, la F.T.Q. est bien active dans la mobilisation contre le gouvernement Charest.

Une centaine de travailleurs et de travailleuses membres des syndicats affiliés à la F.T.Q. dans la région du Suroît se sont impliqués dans les nombreuses actions de novembre et décembre pour démontrer leur mécontentement à l’endroit du gouvernement de Jean Charest.

Une centaine de travailleurs et de travailleuses membres des syndicats affiliés à la F.T.Q. dans la région du Suroît se sont impliqués dans les nombreuses actions de novembre et décembre pour démontrer leur mécontentement à l’endroit du gouvernement de Jean Charest. Ils dénonçaient ainsi vigoureusement les nombreux projets de lois anti-syndicaux et anti-sociaux. Le Conseil Régional F.T.Q. du Suroît est très actif dans cette mobilisation et les syndiqués de la F.T.Q. de notre région s’impliquent activement dans le plan d’action de la F.T.Q. contre ce gouvernement. Ils étaient plusieurs dizaines à manifester avec plus de 7,000 personnes devant le parlement le 26 novembre, un jour de semaine, lors du dépôt du mémoire de la FTQ sur le projet de loi 31 qui modifie l’article 45 du Code du travail. Ces modifications mèneront à des reculs importants dans nos conditions de travail en ouvrant la porte toute grande à la sous-traitance à rabais. Jeudi, le 11 décembre, malgré un temps exécrable, deux autobus de travailleurs et de travailleuses de la CEZinc, de Gildan, de Goodyear, d’Hydro-Québec, de Celfortec, du Collège de Valleyfield, des Postes, membres des syndicats Métallos, T.U.A.C., S.T.T.P, S.C.F.P., S.C.E.P., T.C.A. affiliés à la F.T.Q. ont quitté la région afin de participer à la grande journée de perturbation syndicale. Ils ont participé résolument aux lignes de piquetage massives érigées aux portes d’entrées du Port de Montréal. Ils faisaient partie des milliers de syndiqués de la F.T.Q. qui avaient décidé de frapper « là où ça fait mal » à travers tout le Québec. Rappelons-nous aussi les barrages routiers un peu partout au Saguenay, en Gaspésie et sur la Côte Nord.
Lundi, le 15 décembre, un autre autobus de manifestants bien déterminés quittait la région du Suroît pour participer à la grande manifestation inter-syndicale sur la colline parlementaire afin de dénoncer l’imposition du bâillon à l’assemblée nationale. Mais la tempête de neige aura refroidie leurs ardeurs car ils ont dû rebrousser chemin comme une quarantaine d’autres autobus. Malgré tout, plus de 4,000 personnes ont vivement dénoncé ce geste anti-démocratique du gouvernement. Le Québec n’a pas vu autant de colère et d’opposition à un gouvernement depuis des décennies. En quelques mois, Jean Charest aura réussi, bien malgré lui, à créer une unité syndicale et populaire comme on en a pas souvent vu. Il a fait démarrer un processus de solidarité qui grandit de jour en jour qui sera le début de la fin pour ce gouvernement. Nous avons affaire à une attaque généralisée contre le monde ordinaire de la part d’un gouvernement qui pose des gestes commandés par le patronat et ‘les grosses poches’. D’ailleurs, il n’est pas surprenant de constater que seul M. Taillon, président du Conseil du Patronat, dit que ce que ce gouvernement fait est « de la musique à mes oreilles ». Ce gouvernement autoritaire agit de façon irresponsable, pose des gestes irréfléchis qui mettront le feu dans les relations de travail. Il y aura plus de conflits, plus de perturbations à cause de lui. Et M. Jean Charest et ses sbires pourront s’époumoner tant qu’ils voudront à tenter de nous faire à croire que les Québécois l’ont élu pour faire tous ces changements, nous ne sommes pas dupes. Les derniers sondages le montre bien, « Sa cote de popularité » est en chute libre. Les Québécois n’ont pas voté pour la modification à l’article 45 qui ouvrira la porte à la sous-traitance « cheap labour » et qui appauvrira des dizaines de milliers de travailleurs et de travailleuses. Ces derniers passeront de salaires raisonnables de $15-$20 de l’heure et plus à $10-$12 au nom de la « compétitivité » du Québec. M. Charest, allez donc expliquer cela aux gars et aux filles de la maintenance de la CEZinc, de Gildan ou encore de la Goodyear à Salaberry-de-Valleyfield, que c’est pour leur bien qu’on voudra les appauvrir. Nos jeunes auront un avenir crève-faim avec de tels changements. Allez persuader les commerçants de notre région que ça va être bon pour l’économie régionale quand ces mêmes travailleurs ne pourront plus s’acheter une nouvelle voiture, ni rénover leur maison ou même faire l’épicerie comme avant. Comment feront-ils donc pour s’acheter une nouvelle maison? C’est toute la région de Salaberry-de-Valleyfield qui va souffrir et s’appauvrir. Les Québécois n’ont pas voté non plus pour une loi qui forcera une famille de 2 enfants à débourser plus de $800.00 de plus par année pour les frais de garderie. Les Québécois n’ont pas voté pour la demi-douzaine d’autres lois rétrogrades qui sont des attaques contre nos droits et nos acquis. ( lois 7 et 8 qui attaquent le droit à la syndicalisation, les lois 25 et 30 qui sont des attaques dans le secteur de la santé et des services sociaux, etc ) Ce gouvernement libéral-conservateur pourra légiférer tant qu’il le veut, il en paiera le prix tôt ou tard. « Le p’tit monde » va continuer à se lever et à lutter pour ces droits. La F.T.Q. reprendra le flambeau avec fierté et détermination, aux côtés des autres organisations syndicales et des organisations populaires, en début de 2004, pour le faire reculer. Et les travailleurs et les travailleuses syndiqués à la F.T.Q. seront de la partie en grand nombre. Nous mettrons en pratique le fameux « Tous pour un, un pour tous.’ Nous avons un Québec qui nous est cher à protéger et à améliorer, nous ne laisserons pas ce gouvernement le briser, ni le démolir. Daniel Mallette Président du Conseil Régional F.T.Q. du Suroît